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Remember to breathe…

Petit lexique du Yoga

ASANA
Les asanas sont les différentes postures physiques que vous pratiquez durant une classe de yoga.

BANDHA
Les bandhas sont des contractions volontaires du corps destinées à dénouer 3 zones principales : la gorge, le diaphragme et le périnée. C’est une sorte de canalisation de l’énergie qui donne plus de puissance aux exercices de pranayama et aux asanas.

DHARANA
Concentration extrême sur un point précis.

DHYANA
Méditation profonde.

IDA
Canal destiné au passage de l’énergie lunaire (narine gauche).

KUMBHAKA
Suspension du souffle.

MANTRA
Le mantra est une phrase ou un son composé d’une ou plusieurs syllabes. Il s’agit d’une formule mentale sacrée qui protège. Cela permet de purifier son karma et d’attirer la bienveillance.

MUDRA
C’est une façon de faire circuler le prana, de “refermer le corps” pour mieux ressentir l’énergie. C’est assez fou l’effet qu’ils font dans une posture assise toute simple, essayez pour voir !

NADI
Canal du corps subtil dans lequel s’écoule l’énergie vitale.

NAMASTE
En Inde, tout le monde dit namaste pour se saluer, c’est un peu le bonjour local. On le traduit souvent par cette expression  “je salue le divin qui est en vous”. C’est donc un peu une reconnaissance d’âme à âme. Voilà pourquoi votre professeur de yoga vous salue à chaque fin de cours par un solennel namaste : une manière d’unir vos énergies. Comment s’y prendre ? Joignez vos deux mains paume contre paume au niveau du chakra du coeur, fermez les yeux et inclinez la tête. (voir l’article dédié à Namaste)

OM
C’est le mantra des mantras : autrement dit le mantra le plus important de tous !  Il s’agit en fait d’une syllabe sanskrite sacrée qui représente le son originel, le verbe éternel créateur. Le son qu’il provoque produit une vibration dite divine à partir de laquelle tout l’univers fut créé. Lorsque vous faites le OM cela a un impact et des bénéfices directs sur votre santé physique et mentale. (voir l’article dédié à OM)

PINGALA
Canal destiné au passage de l’énergie solaire (narine droite).

PRÂNA
Souffle, respiration, vie, vitalité, vent, force. C’est l’énergie cosmique qui fait que la vie est possible.

PRANAYAMA
Le pranayama fait référence au contrôle de la respiration. Il s’agit ici de retrouver l’énergie vitale par le souffle. En sanskrit (langue indienne)  prana signifiant énergie vitale, souffle et yama : contrôle. Les exercices de pranayama son ultra puissants et ont des effets immédiats très bénéfiques pour le corps et l’apaisement mental.

SAVASANA
La posture du “cadavre” : la préférée de bon nombre d’entre nous puisque cette posture sonne la fin du cours et le début de la relaxation/méditation finale du cours. Allongée au sol, vous êtes complètement relâchée : c’est une posture parfaite pour se détendre. C’est une aussi une posture qui permet d’augmenter tous les bénéfices des postures réalisées précédemment.

SHANTI
Signifie paix, calme, sérénité. Il est parfois prononcé en fin de cours (sous forme chanté) pour diffuser les effets positifs de la pratique.

SUSHUMNA
C’est le canal de feu  (agni nadi) qui s’élève au centre de l’axe vertébral qu’elle traverse du bas jusqu’en haut, jusqu’au chakra coronal, SAHASRARA. L’ouverture de SUSHUMNA se produit graduellement lorsqu’une personne réalise des efforts pour élever son niveau de conscience, laissant ainsi place pour l’ascension de KUNDALINI. (voir l’article dédié à l’ascension de Kundalini)

YOGA
Signifie « union », « communion ». Le but du Yoga est de permettre de réaliser en soi l’union des contraires, de s’unir avec “l’Esprit Suprême”, la Conscience qui imprègne l’univers, pour pouvoir se libérer, s’éveiller.



Le monde étonnant des sons qui soignent

Par les Éditions Nouvelle Page

Le son est une énergie vibratoire qui prend la forme d’ondes. Sa fréquence est exprimée en Hertz. Cela correspond au nombre de vibrations par seconde : s’il y en a peu on entend un son grave, quand il y en a davantage on entend un son aigu. Ces ondes, dont certaines sont inaudibles, se propagent en nous et entrent en résonance avec nos organes (l’oreille en est le capteur le plus évident) mais aussi avec les cellules de notre corps.
Comment est-ce possible ? Les vibrations sonores, lorsqu’elles se propagent, agissent sur la matière. C’est ce qu’ont montré les travaux de plusieurs chercheurs. L’une des expériences réalisées consistait à faire vibrer des plaques métalliques recouvertes de sable fin et les résultats furent on ne peut plus parlants : Des formes géométriques très pures apparaissaient à la surface du sable sous l’effet des vibrations. Le même effet a également été constaté à la surface de l’eau. Or notre corps est composé de 60 % d’eau… Ceci expliquerait pourquoi nous sommes si sensibles à notre environnement sonore et comment les sons se diffusent jusqu’au plus profond de nous.

Le son : signal de peur ou de plaisir 

Pourquoi sommes-nous plus sensibles à certains sons ? Des chercheurs ont proposé à un groupe de 13 bénévoles d’écouter près de 74 enregistrements tandis que leur activité cérébrale était mesurée par un scanner IRM.
Résultats :

  • Les bruits les moins agréables activent le complexe amygdalien du cerveau, une région qui traite les émotions. Les sons considérés comme agréables, eux, sont traités dans le cortex auditif, la partie du cerveau chargée d’analyser les sons.
  • Les sons ayant une fréquence comprise entre 2 000 et 5 000 Hz sont les plus insupportables.

Le Docteur Kumar Sukhbinder qui a mené l’étude explique le phénomène en ces termes : « Il semble qu’il y ait quelque chose de très primitif. La réaction excessive de l’amygdale serait un réflexe de défense face à un bruit synonyme de danger pour le cerveau. » A contrario, les sons comme les bruits de la nature (vague, pluie, ronronnements, etc.) ou les bruits « blancs » (qui regroupent toutes les fréquences sonores simultanément) sont apaisants et sources de bien-être. Ils transmettent à notre cerveau l’idée que tout va bien.

Se brancher sur la bonne fréquence

Pour obtenir des effets positifs sur notre santé il faut se pencher sur la question des fréquences car ce sont elles qui vont agir en profondeur.
Peu de données scientifiques existent sur les effets des fréquences, mais l’expérience traditionnelle (chants tibétains, didgeridoo australien, tambours africains) et les constatations de praticiens ont permis d’établir une sorte de manuel pratique des fréquences utiles.
Voici quelques références :

  • 174 Hz : génèrerait un sentiment de sécurité. Cette fréquence serait un anesthésique naturel.
  • 285 Hz : influencerait le champ d’énergie. Cette fréquence permettrait aux tissus de revenir à leurs formes originales. Elle envoie un message destiné à restructurer les organes endommagés.
  • 396 Hzcombattrait la culpabilité et la peur. Elle est reliée au premier chakra. La culpabilité et la peur sont les deux principaux obstacles à la réalisation de soi et à la concrétisation de nos objectifs, la fréquence 396 Hz révèlerait les blocages cachés et les croyances négatives subconscientes et offrirait la possibilité de s’en libérer.
  • 432 Hz : apporterait un état serein car proche de nos symphonies intérieures. Elle est utilisée pour les musiques de méditation ou de relaxation. Elle sert aussi fréquemment pour les exercices de cohérence cardiaque.
  • 528 Hz : elle est appelée la fréquence des miracles. Elle agirait directement sur l’ADN permettant une augmentation de l’énergie vitale, de la clarté de d’esprit, une élévation de la conscience. Elle ouvre les portes de l’imagination, de l’intention et de l’intuition.
  • 639 Hz : ouvre la porte de l’harmonie dans les liens relationnels. Elle permettrait de gérer les problèmes de famille, avec le partenaire, les amis, les collègues.
  • 7,83Hz : la fréquence de Schumann (du nom du chercheur qui l’a découverte en 1957). C’est la fréquence de la terre (chaque astre possède sa propre fréquence). Les anciens Rishis indiens disaient que cette fréquence était aussi celle du son « OM ». Elle serait essentielle à une bonne santé physique et psychologique, idéale pour la méditation au sol et pour se connecter à la terre.

Se soigner avec les sons

Outre les fréquences spécifiques dont je viens de parler, il existe bien des moyens de faire profiter notre organisme des effets guérisseurs du son.
Voici une sélection de techniques. A vous de trouver celle qui entrera le mieux en résonance avec vos besoins.

  • Les bols chantants : Qu’ils soient de cristal ou de métal, les bols tibétains sont sans doute les plus connus des instruments thérapeutiques. Ils sont faciles d’accès et tout un chacun peut les utiliser avec un peu de pratique. Chaque bol possède sa propre fréquence en fonction de sa matière, de sa taille, de son épaisseur. Il suffit de le parcourir de façon circulaire avec un bâton pour lui faire émettre des vibrations. Réduction du stress assurée ! Une petite astuce :  il est possible de changer le son qu’émet le bol en changeant les fréquences. Comment ? En le remplissant d’eau par exemple.
  • Les diapasons : Un praticien en Sonologie pose des diapasons directement sur les points d’acupuncture. Les vibrations courent le long des muscles, des nerfs, des os et réconcilient notre corps et nos énergies.


Les chakras… c’est quoi ?

En sanskrit, le mot chakra signifie « roue » ou « vortex », un assemblage d’énergies associé à un élément en mouvement vital. Répartis le long du corps humain, les centres énergétiques les plus accessibles sont au nombre de sept (il y en aurait d’autres, plus subtils). Ils agissent avec notre conscience et, dans l’organisme, avec notre système énergétique. Les chakras fonctionnent ensemble, comme des rouages d’horlogerie. Ils régulent le flux d’énergie à l’intérieur de nous, la circulation entre les organes, et sont comme des portes de conscience internes, révélatrices de notre harmonie intérieure. La manière dont ils agissent est indicatrice de nos blocages ou harmonies, de nos capacités de décision, de notre position dans la vie. Lorsqu’ils se dérèglent, ils peuvent provoquer des symptômes physiques. Ils changeraient alors de couleur, ne distribueraient plus l’énergie correctement, ce qui aurait des conséquences directes sur notre santé et notre rapport à la vie. En Orient, depuis des siècles, les chakras sont utilisés spirituellement ; en Occident, l’approche récente est davantage dans le soin. Édith Gauthier, spécialiste et pratiquante de reiki, explique dans son ouvrage « Tout savoir sur les chakras » : « Le principe oriental vise la montée de la kundalini par l’ouverture et la conscience des chakras par le yoga, c’est une démarche purement spirituelle. Le principe occidental permet de faire un “état des lieux” et de rectifier, de comprendre ce qui se passe sur le plan physique et émotionnel, c’est une démarche plus “thérapeutique”. »

Fonctionnement des chakras

Sans nous en rendre compte, nous serions sans cesse en train d’ouvrir et de fermer nos chakras, telles des valves énergétiques, en regard de notre vie, de notre histoire et de la manière dont nous faisons circuler l’énergie dans notre corps. Ces ouvertures et fermetures influenceraient notre perception du monde, notre manière de réagir aux circonstances, mais aussi l’activité de nos organes et notre santé en général. Pour Annick Brofman, veuve de Martin Brofman, qui créa une méthode de guérison par les chakras, « ils interagiraient avec le physique grâce à deux véhicules principaux : le système endocrinien et le système nerveux ». Ils sont donc associés à des parties du corps et des fonctions régies par le plexus ou les glandes, ce qui a des répercussions directes sur les organes. Par ailleurs, en Inde, où est née cette notion de chakra, on explique que la circulation énergétique du prâna (énergie cosmique) passerait par les chakras, tels des ponts, puis se répartirait en 72 canaux énergétiques appelés nadis, dont les trois principaux, ida, pingala et susumna, forment dans le corps le caducée qui permettrait, entre autres, l’éveil de la kundalini. Aux croisements des nadis, on retrouve les chakras et les points d’acupuncture majeurs. Notre capacité de réception de cette énergie cosmique étant infinie, il est important, au regard de cette méthode, de nettoyer les canaux énergétiques afin d’optimiser nos potentiels d’éveil de ces énergies subtiles, mais aussi de faire évoluer notre conscience afin de transformer les émotions négatives en émotions positives.

Dysfonctionnement des chakras

Puisqu’ils sont tous liés entre eux, à l’énergie externe et interne, aux organes et au système émotionnel, leur blocage ou dysfonctionnement va provoquer des symptômes, véritables messagers, autant physiques que mentaux. « Tous nos sens, toutes nos perceptions et nos états de conscience, ce que nous pouvons vivre, peuvent être divisés en sept catégories associées à un chakra » , explique Annick Brofman. Ainsi, une tension dans la conscience est ressentie dans le chakra, puis dans le corps, ce qui peut créer un symptôme. Comprendre les chakras et les réharmoniser permet d’activer des clés qui ouvrent la relation corps-esprit et qui provoquent une meilleure compréhension de soi et des autres. Le symptôme physique peut ainsi disparaître, si l’on réalise que nous sommes acteurs dans cette circulation énergétique.

Les sept chakras principaux

Les chakras sont répartis le long du corps et à chacun sont associés une couleur, un élément, un organe et un certain nombre de caractéristiques émotionnelles et physiologiques. Un dysfonctionnement apporte des symptômes facilement répertoriables. Leurs principales actions :

1 – Le chakra racine (« je suis »)
Il représente l’ancrage à la terre, la discipline, la sécurité et la stabilité. Si le corps est correctement ancré à la terre, on accueille facilement les changements de la vie, on évolue avec confiance, nos ressources et notre foyer sont stables, le rapport à la « matière » est accepté, transformé et optimisé. À l’inverse, en cas de dysfonctionnement, on ressent de l’insécurité par rapport à la vie, tous les aspects matériels sont compliqués et les rapports familiaux instables. Physiquement, les problèmes se situent au niveau des hanches et de la circulation. Des problèmes d’obésité, de manque d’énergie, d’hypertension peuvent apparaître. On peut l’activer en chantant le son « LAM ».

2 – Le chakra sacré (« je ressens »)
Il représente le rapport aux sensations et à l’appétence. Si ce chakra est optimisé, on sera créatif, dans la confiance en soi, l’optimisme, la fertilité, l’action juste. Au contraire, s’il est bloqué, on peut être dans une recherche excessive de plaisir, avoir un besoin insatiable d’être rassuré, avoir des problèmes de sexualité ou de fertilité. Physiquement, les soucis apparaissent autour de la sphère sexuelle, des parties génitales, des reins et de l’élimination. On peut l’activer en chantant le son « VAM ».

3 – Le chakra du plexus solaire (« je fais »)
Il est l’expression du « je fais » par excellence, la volonté individuelle, la force intérieure, le calme et la justesse. S’il ne fonctionne pas pleinement, on peut ressentir de la dépression, du défaitisme, de la colère, de l’agressivité, un mauvais contrôle de ses émotions, de la tristesse et un manque de fougue. Physiquement, des problèmes de foie, de vésicule, de pancréas, d’anorexie ou de boulimie, tous les soucis associés à la vue, à la digestion et à la peau. On peut l’activer en chantant le son « RAM ».

4 – Le chakra du cœur (« j’aime »)
C’est le chakra du besoin fondamental des relations, de la compassion, l’authenticité, la générosité, l’amour. En blocage, il crée des problèmes de jalousie, d’addiction, de dépendance affective, d’égocentrisme et de ressassement du passé. Physiquement, on peut rencontrer des problèmes cardiaques, de circulation du sang, du système immunitaire et de respiration. On peut l’activer en chantant le son « YAM ».

5 – Le chakra de la gorge (« je m’exprime »)
C’est le chakra de la « foi en la source divine et la captation des sentiments transpersonnels », explique Danielle Meunier. C’est le lieu de l’inspiration, de la télépathie, de l’accueil des synchronicités, de l’écoute, de l’intuition et de l’ouverture au subtil. Sa dysfonction peut provoquer de l’arrogance, de l’indécision, du bavardage et du jugement inutiles. Physiquement, tous les problèmes de la sphère ORL, les maladies en « ite » type bronchite, otite, laryngite…, les dysfonctionnements de la thyroïde, les problèmes d’ouïe, d’acouphènes, de gorge, etc. On peut l’activer en chantant le son « HAM ».

6 – Le chakra du 3ème oeil (« je vois »)
Il représente l’accès à l’énergie céleste du cosmos, la conscience divine, la réalisation, l’action des réflexes biologiques et la régulation du sommeil. C’est également le lieu des perceptions extrasensorielles. S’il est bloqué, des problèmes d’anxiété, de doutes sur la vie, sur le statut social, des problèmes liés au regard des autres, la peur de l’abandon, la frustration et l’insatisfaction, la fermeture au divin peuvent apparaître. Physiquement, on retrouve l’insomnie, les problèmes de vue et d’yeux, de sinus et du système endocrinien. On peut l’activer en chantant le son « OM ».

7 – Le chakra couronne (« je comprends »)
C’est le chakra de la conscience spirituelle, du sens de la vie, l’épiphyse, le troisième œil. Lorsqu’il ouvre pleinement, il s’agirait d’une expérience d’éveil où l’ego ne serait plus un souci. La fermeture de ce chakra crée un manque de foi, un esprit matérialiste, un isolement. Physiquement, il peut créer des problèmes de cerveau, de système nerveux. On peut l’activer en chantant le son « AUM ».

Réharmoniser ses chakras

Il existerait plusieurs méthodes permettant de s’atteler à réharmoniser ses chakras, refaire circuler l’énergie correctement et ainsi optimiser nos potentiels. Pour Danielle Meunier, « les chakras sont les communicateurs de l’âme. L’âme nous parle de sa douleur à travers le dysfonctionnement d’un chakra malade » . Selon elle, un chakra malade peut se retrouver vide, rigide, affaissé, en « épée » brandie vers l’intérieur, fissuré, ou tournant à l’envers. À l’aide de postures de yoga, de zones du corps et de méridiens à stimuler, de mantras à chanter, de méditations à visualiser ou encore à l’aide d’huiles essentielles ou de pierre associées au chakra, il est possible de soutenir, renforcer, « soigner » soi-même le chakra atteint. Annick Brofman propose des stages Système corps-miroir, où l’on travaille à plusieurs : « L’idée est de rééquilibrer les chakras en apprenant à sentir l’énergie et à la diriger, en développant ses perceptions extrasensorielles. » S’opère alors un « échange de guérisons » entre les stagiaires, en utilisant les couleurs, la canalisation de l’énergie et la compréhension des blocages associés à des symptômes : « Il faut prendre conscience du potentiel humain en matière de guérison, l’idée c’est de se remettre au volant de sa vie et de réaliser que nous avons le pouvoir de nous guérir. » Se connecter avec ses centres énergétiques, les faire rayonner à leur juste puissance permettrait de nous reconnecter à nous-même, d’être aligné avec soi et son entourage et ainsi de délier nos symptômes, qu’ils soient physiques, émotionnels, et même de longue date. « J’avais un problème de cervicales, ce qui est associé au chakra de la gorge et j’ai compris que quelque chose restait bloqué dans ma capacité à m’exprimer. Après le stage, j’ai repris confiance en ma parole et les douleurs ont disparu » , raconte Émilie. C’est à la fois l’énergie du cosmos, relié à la terre, qui re-circulerait correctement en nous, mais aussi notre conscience de ces chakras et de leur action, perceptible sur notre santé et notre vie.



Méditation : les 8 bienfaits sur votre cerveau scientifiquement prouvés

Ces dernières années, de nombreuses études scientifiques se sont intéressées aux bienfaits de la méditation sur notre cerveau. Et ce qui est étonnant, c’est que chaque étude attribue un « nouveau » bienfait à la méditation. Mais ces bienfaits sont-ils vraiment nouveaux ? En effet, la méditation est pratiquée par nos ancêtres depuis des siècles. Finalement, la science et les nouvelles technologies ne font que confirmer les bienfaits de la méditation sur le cerveau. La méditation possède une variété surprenante de bienfaits pour nos neurones : préservation de la matière grise, réduction de l’activité dans la région du cerveau liée à la conscience du « moi » (et donc de l’ego) et connexion améliorée entre les régions du cerveau. Voici quelques-unes des recherches et effets avérés les plus intéressants sur les bienfaits de la méditation.

1. Ralentit le vieillissement du cerveau

Selon une étude de l’Université de Californie (UCLA) qui s’est penchée sur le vieillissement, le cerveau des personnes qui pratiquent la méditation depuis plusieurs années est mieux conservé que celui des personnes qui ne pratiquent pas la méditation. Les personnes qui méditent depuis plus de 20 ans ont une quantité plus importante de matière grise dans leur cerveau. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de perte de matière grise au fil du temps chez les personnes qui méditent. En revanche, cette perte est moins prononcée que chez les personnes qui ne pratiquent jamais la méditation. « On pensait que les effets de la méditation étaient très localisés à un nombre restreint de régions du cerveau » indique Florian Kurth, l’auteur de cette étude. « Au lieu de cela, on a découvert que la méditation a un effet global sur tout le cerveau, qui s’étend sur un grand nombre de régions. »

2. Calme l’activité du cerveau

Une des études les plus intéressantes de ces dernières années, qui a été faite par l’Université de Yale aux États-Unis, a révélé que la méditation calme l’activité du cerveau. En effet, la méditation diminue la tendance de notre cerveau à vagabonder de pensée en pensée et à ainsi générer du stress. Et comme le fait de vagabonder de pensée en pensée est une des causes des gens qui sont moins heureux, qui ruminent et qui se font du souci pour le passé et le futur, la méditation est un bon remède pour se sentir mieux rapidement. Plusieurs études montrent ainsi que la méditation permet de diminuer le nombre de pensées dans le cerveau. Résultat, on se sent moins stressé et plus calme au quotidien.

3. Réduit les symptômes de dépression aussi bien que les antidépresseurs

Une étude de l’université Johns-Hopkin de Baltimore a analysé la relation entre la méditation et ses capacités à réduire les symptômes de la dépression, ainsi qu’à atténuer l’anxiété et la douleur. Les résultats du chercheur Madhav Goyal et de son équipe indiquent que l’effet de la méditation est d’une ampleur de 0,03. Si cette valeur paraît faible, gardez à l’esprit que l’effet des antidépresseurs est aussi d’une ampleur de 0,03. À la lumière de cette étude, on comprend que les effets de la méditation sur notre cerveau ont un pouvoir incroyable. La méditation est donc une forme active d’entraînement du cerveau. « Beaucoup de personnes pensent que faire de la méditation, c’est simplement s’asseoir et ne rien faire. » explique M. Goyal. « Mais cette perception est erronée. La méditation, c’est un entraînement actif de l’esprit, pour augmenter notre capacité à être en « pleine conscience ». Et toutes les formes de méditation ont leurs techniques pour augmenter activement la pleine conscience. » Il n’existe pas de remède miracle — la méditation ne fait pas exception — pour guérir les personnes qui souffrent de la dépression. En revanche, la méditation est un outil efficace pour soulager les symptômes et mieux gérer cette maladie.

4. Améliore les capacités du cerveau

En 2011, une étude de l’université Harvard a démontré que la méditation de pleine conscience peut réellement changer la structure du cerveau. La réduction du stress à partir de la pleine conscience, en anglais « Mindfulness-Based Stress Reduction » (MBSR), est une forme de méditation de pleine conscience. Dans l’étude de Harvard, les participants ont suivi des séances de MBSR. Après 8 semaines de séances, les chercheurs ont constaté une augmentation de l’épaisseur du cortex cérébral de l’hippocampe (une zone associée à la mémoire et à notre capacité d’apprendre). Pareillement, le MBSR a le même effet sur le cortex cérébral du cerveau qui régule le contrôle de nos émotions et notre « logique autoréférentielle », c’est-à-dire, notre manière de penser en corrélation avec notre ego. Mais ce n’est pas tout : les séances de méditation MBSR ont aussi réduit le volume cérébral de l’amygdale — la zone du cerveau responsable de la peur, de l’anxiété et du stress. En plus, tous ces changements ont été confirmés par les auto-évaluations des participants : ils ont tous déclaré que les séances ont baissé leur niveau de stress. Cela indique que la méditation ne modifie pas seulement la structure du cerveau, elle modifie aussi nos perceptions subjectives et nos émotions. D’ailleurs, dans une autre étude, les mêmes chercheurs ont découvert que quand la méditation modifie les régions du cerveau liées à l’humeur et à l’éveil, les participants signalent une amélioration de leur bien-être général. Évidemment, même s’il est prouvé que la méditation change la structure du cerveau, certains sceptiques penseront toujours que cela ne veut rien dire. Pourtant, ces études scientifiques démontrent bien que ces changements de la structure du cerveau coïncident avec un changement psychique réel chez les personnes qui pratiquent la méditation : une amélioration de l’humeur et de la sensation de bien-être.

5. Améliore la concentration

Il n’y a pas que les enfants qui sont sujets aux problèmes de concentration. Des millions d’adultes ont les mêmes difficultés, qu’ils souffrent ou non de trouble du déficit de l’attention. C’est pourquoi il est intéressant, de souligner qu’un des bienfaits les plus importants de la méditation est qu’elle améliore nos capacités de concentration. Dans une étude récente, des chercheurs ont analysé l’effet de la méditation sur les performances des participants à un test de raisonnement oral. Seulement 2 semaines d’entraînement en méditation ont suffi à améliorer les capacités de concentration et de mémoire des participants. Cette amélioration est importante : les scores ont en effet augmenté de 16 %. C’est sûrement parce qu’un des objectifs principaux de la méditation est de pouvoir focaliser toute son attention (sur une idée, un objet ou une activité). C’est donc peu surprenant que la méditation améliore aussi nos capacités cognitives quand on en a besoin ! Mais c’est tout de même bien de savoir que les recherches scientifiques le confirment. La méditation est donc une excellente façon d’améliorer notre concentration aussi bien au travail qu’à l’école.

6. Réduit l’anxiété et la phobie sociale

Beaucoup de personnes s’initient à la méditation pour profiter d’un de ses principaux bienfaits : la diminution du stress. D’ailleurs, plusieurs études confirment le bien-fondé de cette démarche. Comme on l’a indiqué plus haut, il existe une nouvelle forme de méditation, la réduction du stress à partir de la pleine conscience (MBSR — Mindfulness-Based Stress Reduction en anglais). Cette technique, développée par Jon Kabat-Zinn au Centre de pleine conscience à l’université du Massachussetts, vise à réduire le niveau de stress, tant au niveau physique qu’au niveau mental. Plusieurs recherches montrent les bienfaits de la méditation MBSR contre l’anxiété — même plusieurs années après la formation initiale de 8 semaines. Selon une étude, la méditation de pleine conscience (contrairement à la méditation fondée sur la respiration) réduit considérablement les symptômes des troubles anxieux. La méditation de pleine conscience peut aussi aider les personnes qui souffrent de phobie sociale. En effet, des chercheurs de l’université de Stanford ont découvert que la méditation MBSR permet des modifications dans les zones du cerveau associées à l’attention. Ils ont aussi découvert que cette forme de méditation soulage les symptômes de la phobie sociale.

7. Aide à surmonter une « addiction »

Selon plusieurs études, la méditation agit directement sur les zones du cerveau liées à la maîtrise de soi. Par conséquent, c’est une technique particulièrement efficace pour aider les personnes à surmonter plusieurs types de dépendance. Une étude s’est notamment penchée sur l’efficacité de la méditation pour aider les personnes qui veulent arrêter de fumer. Plus précisément, elle a comparé l’efficacité de la méditation de pleine conscience à celle des programmes de renoncement au tabac. Les résultats indiquent que les personnes qui apprennent la technique de pleine conscience sont beaucoup plus susceptibles d’arrêter de fumer que les personnes qui suivent uniquement un programme traditionnel pour arrêter de fumer. Ces résultats sont confirmés à la fin de la formation initiale de 8 semaines, ainsi que par une étude de suivi 17 semaines plus tard. Les chercheurs pensent que la méditation est efficace parce qu’elle facilite la dissociation entre l’état mental du besoin de fumer et l’acte physique de fumer. En pratique, cela signifie que le désir de fumer ne donne pas forcément lieu à l’acte de fumer. Ainsi, quand les anciens fumeurs ressentent le désir d’allumer une cigarette, ils sont plus aptes à faire face à la tempête. D’autres études confirment que la méditation de pleine conscience, ainsi que la thérapie cognitive basée sur la pleine conscience (TCBPC), peuvent être utiles dans le traitement d’autres formes de dépendance.

8. Aide les enfants à réussir à l’école

Le cerveau en développement des enfants peut aussi profiter des bienfaits de la méditation, peut-être même plus que les cerveaux adultes. C’est pourquoi de plus en plus d’éducateurs et de chercheurs s’intéressent aux bienfaits de la méditation sur les enfants. Plus spécifiquement, ils s’intéressent à l’incorporation du yoga et de la méditation dans le cadre scolaire. Les enfants sont exposés à plusieurs facteurs de stress, à l’école mais aussi en dehors des classes. Certaines écoles américaines ont ainsi ajouté la méditation au programme quotidien de leurs élèves et en tirent déjà des avantages. Par exemple, la ville de San Francisco a décidé d’ajouter un programme de méditation (2 séances quotidiennes) dans certaines écoles situées en zones sensibles. Les résultats sont surprenants : augmentation de la moyenne des notes et diminution des punitions et des absences. Les études confirment les bienfaits cognitifs et émotionnels de la méditation sur les élèves. Cependant, il va sûrement falloir plus de recherches avant que cette technique ne soit acceptée et utilisée plus largement.



Namaste : le sens & l’essence de ce mot mystérieux

« Namaste » ! On entend souvent ce mot prononcé après chaque séance de yoga. Or, bon nombre de personnes utilisent ce terme sans pour autant en connaitre la signification exacte, et bien peu de professeurs de yoga prennent pas la peine d’en expliquer le sens à leurs élèves.
Voici donc un petit article pour vous éclairer sur le sens de ce terme sanscrit.

L’origine archaïque

Ses origines remontent très loin, à l’ère de la culture hindoue ancestrale. Le sanscrit est la langue la plus sacrée d’Inde. Selon les linguistes, le sanscrit est également une langue parfaite et très complète de point de vue grammatical.
Les hindous utilisent ce nom pour exprimer leurs salutations (bonjour et au revoir), quelle que soit l’heure. Namaste est également utilisé pour remercier ou encore à demander quelque chose, en étant une véritable marque de respect envers son interlocuteur.
En général, il est accompagné d’un geste plutôt singulier, la mudra, qui consiste à joindre les paumes des deux mains l’une contre l’autre, et les mettre devant la poitrine.

Sa signification

Namaste est composé de deux mots : « namas » et « te ».
Le premier terme est un substantif qui se traduit par salut, révérence, et provient étymologiquement de « nam », signifiant s’incliner ou se prosterner.
Le suffixe « te » est un pronom personnel qui signifie à toi. Namaste signifie donc « je te salue » ou encore « je m’incline devant toi». Namaste, ainsi que ses variantes (Namaskar, Namaskaara, Namaskaram) sont les façons par lesquelles les Indiens se saluent. Que ce soit chez eux, dans la rue ou au téléphone, ils l’utilisent lorsqu’ils veulent commencer une conversation. Qu’ils soient jeunes ou âgés, amis ou étrangers, Namaste est la formule la plus courante pour se saluer, se dire au revoir ou encore pour souhaiter la bienvenue.

La mudra

Namaste n’est pas uniquement un mot, c’est également un geste, ou une mudra (terme sanskrit qui désigne une position codifiée et symbolique des mains), particulier. Pour les Indiens, la conversation entre deux ou plusieurs personnes ne peut pas se réaliser que dans l’esprit. En joignant les mains devant leur poitrine, ils se disent donc, « puissent nos esprits se rencontrer ». Cela permet aussi de saluer la part de divinité qui règne en nous. En effet, la mudra représente la conviction qu’il y a une étincelle divine se situant près du chakra de notre cœur.
La mudra s’effectue également devant le visage pour saluer un maître (religieux, professeur…), ainsi qu’au-dessus de la tête pour saluer Dieu.

Lorsque vous placez vos mains devant le chakra du cœur, le flot d’amour divin s’accroît. Baisser la tête en fermant vos yeux permet à votre esprit de s’effacer quelque temps, au profit de la lumière divine se situant dans votre cœur. Vous pouvez également utiliser la mudra comme une technique de méditation afin d’explorer plus en profondeur votre chakra du cœur.
En compagnie d’une autre personne, cela peut représenter un excellent exercice plein de symbolisme, pendant lequel vous pouvez créer une véritable connexion. La mudra a pour objectif d’aider, votre interlocuteur et vous-même, à créer une connexion. En l’espace de quelque temps, vos énergies se combinent et vous vous libérez facilement de votre égo ; « En toi, je salue la lumière, l’amour, la beauté, la paix parce que ces choses se trouvent aussi en moi. Parce que nous partageons ces attributs, nous sommes reliés, nous sommes semblables, nous ne sommes qu’un. »
La mudra doit être réalisée avec le cœur ouvert et l’esprit tranquille pour que vos âmes puissent s’unir.
Namaste est de ce fait prononcé à la fin de toutes séances de yoga, car c’est à ce moment-là que l’esprit est le plus serein, qu’il passe au second plan et que l’énergie se trouvant dans toute la pièce est la plus apaisée. En général, le professeur effectue la mudra en premier pour faire preuve de respect et de reconnaissance à ses élèves, ainsi qu’à ses initiateurs. En retour, les élèves doivent créer un lien avec leurs ancêtres et de laisser la vérité les remplir ; « Cette vérité est celle qui dit qu’on ne forme tous qu’une seule et même entité lorsqu’on vit en écoutant son cœur. »

Terminer une séance de yoga ou de méditation par un Namaste permet aussi d’exprimer un grand sentiment de gratitude concernant l’expérience de la pratique collective et les moments passés ensemble :

  • Gratitude envers soi-même pour s’être accordé du temps pour la pratique
  • Gratitude envers le professeur de yoga qui vous a guidé tout au long de la pratique
  • Gratitude envers les autres élèves pour avoir partagé la séance avec vous
  • Gratitude envers les yogis qui vous ont précédés, qui ont ouvert et enseigné le chemin de la pratique

L’essence divine

D’après la tradition, une essence divine se trouve en chacun de nous. Une essence à découvrir grâce à de nombreuses pratiques comme le yoga. Lorsque l’on prononce Namaste, nous offrons donc une véritable présence à l’essence divine qui se trouve en chacun de nous, dans les autres et dans ce qui nous entoure. Namaste est de ce fait dirigé vers le Créateur, l’Univers, les autres et également soi-même. On a d’ailleurs coutume de traduire Namaste par ; « La part de divin en moi reconnait la part de divin en toi». C’est une façon d’exprimer son humilité, pas seulement vis-à-vis d’un interlocuteur, mais aussi de l’Univers.
Maintenant que vous connaissez la signification de Namaste, lorsque vous prononcerez ce vieux mot sanscrit en conscience, vous contribuerez de manière consciente au processus d’évolution spirituelle qu’il cherche à stimuler en votre intérieur.

Namaste 🙂



La Kundalini, késako ?

L’énergie spirituelle et vitale endormie

La Kundalini faisait partie des enseignements secrets Yogi Bhajan. C’est un terme en sanskrit qui signifie « enroulé par un serpent » et fait référence à l’expansion de la conscience. En Inde, la Kundalini est donc entendue comme étant l’énergie spirituelle et vitale endormie, lovée au bas de la colonne sous forme de serpent, et son éveil/ascension au travers des chakras permettrait à l’énergie créatrice Shakti de se manifester.
Nous possédons tous cette énergie. Cependant, elle siège endormie dans notre chakra racine, le Muladhara chakra. Pour que l’éveil de la Kundalini se produise il est nécessaire un processus pour débloquer les 7 chakras en accord avec votre mission.

Une peu d’histoire

D’après la Science initiatique, deux courants partent des hémisphères droit et gauche du cerveau et descendent en passant alternativement de part et d’autre de la colonne vertébrale. Le courant qui part de l’hémisphère droit du cerveau passe par le poumon gauche et le cœur, se dirige vers le foie, passe ensuite par le rein gauche et la glande génitale droite, puis se rend dans la jambe droite. Le second courant part de l’hémisphère gauche du cerveau, se rend au poumon droit, puis dans la rate et de là dans le rein droit, puis dans la glande génitale gauche et la jambe gauche. Ces courants se croisent donc et, à chaque croisement (ou chakra), s’opère le passage du positif au négatif, du masculin au féminin, et inversement. Ces deux courants d’énergie se rejoignent au bas de la colonne vertébrale, au niveau du chakra racine, avant de remontée (s’il y a montée de Kundalini) en s’enroulant autour de la colonne pour atteindre le chakra coronal. Le symbole du caducée en est la représentation

Le Caducée

Omraam Mikhaël Aïvanhov explique remarquablement bien ce qu’est le fameux symbole du caducée, et par extension de la Kundalini :
Le caducée a un axe, deux lignes s’élevant en « un mouvement de spirales entrelacées », cinq renflements. Il représente la structure occulte de l’anatomie humaine, telle que la voient Tantra-Yoga et Kundalinî Yoga. Le bâton central est le canal (nâdî) médian sushumnâ, à l’intérieur de la moelle épinière ; le long de ce canal, qui est « l’axe de la colonne vertébrale », s’élève l’énergie kundalinî ; les deux serpents sont les deux canaux Idâ, « polarisé négativement et lié à la Lune », et Pingalâ, « polarisé positivement et lié au Soleil » ; de haut en bas, pour les cinq renflements : cerveau (hémisphère droit et gauche), poumons (poumon gauche, cœur ; poumon droit), foie et rate (foie à droite, rate à gauche), rein (rein gauche, rein droit), glandes génitales (glande à droite, glande à gauche).

Qu’est-ce qu’une montée de Kundalini ?

La montée de Kundalini est un phénomène énergétique qui s’accompagne d’un ressenti physique extra-ordinaire. Cette énergie considérée comme sacrée, prend racine à l’endroit du 1er chakra, situé au niveau du périnée. Lors d’une montée de kundalini, l’énergie remonte puissamment le long de la colonne vertébrale. Elle circule en passant par chacun des sept chakras principaux, sortes de centres énergétiques reliés à notre corps physique.
Lorsqu’on est dans une bonne condition énergétique et que nos chakras fonctionnent de façon harmonieuse, l’expérience peut être d’une intensité presque orgasmique tant cette énergie est puissante. Le corps interagit lorsqu’elle se manifeste en réalisant des mouvements de rotation au niveau du bassin, tels une danse. On peut aussi comparer le flux de cette énergie aux mouvements du serpent qui se déplace en réalisant des courbes continues, ou encore à une sorte de mouvement ondulatoire qui démarre au creux des reins pour donner le signal d’une expérience intense à venir. C’est une façon de se connecter à la puissance que l’on a tous en nous en notre sein,  notre énergie, mais dont on ignore souvent l’existence. La montée de kundalini peut provoquer des sensations de plaisir intense au niveau du périnée, du bas ventre, mais aussi dans tout le corps, c’est un peu comme une union avec le tout, provoquée par la force de cette énergie qui traverse le corps de part en part. Le ressenti est alors d’ordre extatique.


La montée de kundalini se présente souvent de façon spontanée chez ceux qui sont en capacité de la recevoir et de transcender cet état pour avancer sur le chemin de la vie et de l’évolution personnelle. Elle peut se présenter après une méditation ou une connexion consciente avec l’énergie du cosmos par exemple. Elle peut aussi vibrer en premier lieu au niveau du chakra couronne, puis prendre place tout de suite après, sur le premier chakra afin de faire son ascension jusqu’au septième .
Il est bienvenu lorsqu’on n’est pas initié, de s’isoler pour ne pas être déranger car cette expérience fantastique est de l’ordre de l’intime. Il peut arriver que cette énergie n’atteigne pas tout de suite le chakra coronal, si la personne n’est pas prête, si le mental intervient à ce moment-là ou encore si les conditions ne permettent pas de lâcher prise et de se laisser remplir par ce flux énergétique au moment où il se présente.  La kundalini peut aussi rester contenue à un seuil qui correspond à un de nos chakras, pour se redéployer quelques semaines ou quelques mois plus tard. Elle est un peu comme un cours d’eau qui se fraye un chemin, sur le lit d’une rivière, plus ou moins bien irriguée.
Cela bouscule, interpelle, notamment lorsqu’on ne sait pas ce qui se joue. Lorsqu’on vit une montée de kundalini, on prend conscience de cette force incroyable qui vibre en nous. Elle nous pousse à nous dépasser et à franchir des étapes que l’on n’aurait pas forcément envisagées. C’est la sève de la vie en quelque sorte, qui s’exprime à travers nous, afin de nous faire grandir, évoluer pour le meilleur…



Signification et secrets du signe/son « OM » (ou « AUM »)

La syllabe qui renfermerait tous les secrets de l’Univers

Le symbole Aum (ou Om) est un signe issu de la religion hindouiste. Il est l’exemple type d’un symbole que l’on sait important, sans pourtant savoir le reconnaitre à sa juste valeur. Il détient une signification très profonde qui dépasse largement la simple croyance religieuse. Selon les croyances bouddhistes, Om est un signe qui renferme en lui-même tous les secrets de l’Univers. Il incarne la dualité : à travers son signe, nous essayons d’expliquer ce qui ne peut l’être. Om représente l’abstrait, ce qui nous traverse et nous dépasse. Il représente aussi toute la matière et les énergies, il est à la fois très tangible et complètement évanescent. Om est le Tout et le Rien.
Aum, ou Om, donc, est une syllabe sacrée qui vient du sanskrit, la langue religieuse indienne. Om a une signification très profonde peu aisée à expliquer.
En effet, la syllabe est un symbole très fort de la religion hindouiste, que l’on retrouve aussi dans les religions qui en sont dérivées : le bouddhisme, le jaïnisme, le sikhisme ou encore le brahmanisme. Ainsi, on trouve le symbole Aum dans les endroits où l’influence de ces religions est forte : principalement en Inde, au Tibet, en Chine, en Thaïlande, au Cambodge et même au Japon. Le symbole Aum est très répandu : On peut le voir figurer en peinture, sur des bijoux, des vêtements, et certaines personnes le portent en tatouage. Néanmoins, le Om n’en reste pas moins une syllabe sacrée qui renferme, selon les adeptes des religions qui l’utilisent, le secret de l’Univers.
L’autre nom de Om est pravana mantra, qui signifie « mantra primordial » en sanskrit. En tant que premier mantra, il représente l’ouverture, la création, l’entité pure et entière qui a permis de créer le monde. Il est utilisé comme préfixe ou comme suffixe aux mantras hindous.

Signification de AUM à travers sa prononciation

Aum est composé de trois phonèmes : A, U et M. L’addition de ces trois sons est très symbolique et s’explique de différentes manières : tout d’abord, de façon purement phonétique, ces trois phonèmes se matérialisent différemment lorsqu’ils sont prononcés. Chacun est le prolongement de l’autre. Le A est un son profond, qui sort du fond de la gorge lorsqu’il est prononcé à la bonne tonalité. Le U roule sur la langue et vient terminer sa course sur les lèvres avec la prononciation de M.
On peut voir dans cette façon d’analyser la prononciation du Aum, toutes les symboliques métaphysiques qui en découlent :

  • Le A, représente le commencement, la naissance. Il symbolise le dieu créateur Brahma.
  • Le U est le symbole de la Vie, de la continuation. Il est lié à Vishnu le dieu qui préserve.
  • Enfin le M, symbolise la fin, la mort, le retour à la Terre ou au Ciel. Il est lié à Shiva, le dieu destructeur.

Il est important de noter que le Aum est infini. Il représente le cycle de la vie qui ne termine jamais. Bien qu’une vie sur Terre est limitée, l’âme, elle, est en perpétuel mouvement, car elle fait partie du grand tout invisible. Même si mort il y a, la naissance refait surface. Le Aum signifie alors à la fois le passé, le présent et le futur. Il est ce qui a été, se qui est et ce qui sera ou pourra être. Il est aussi inextricablement lié à la trinité hindoue.

Symbole Om sur le sommet du toit du temple hindouiste de Leh, Ladakh, Inde


Les effets de OM sur le corps et l’esprit

Le Om doit être prononcé avec la bonne tonalité pour en ressentir les effets bienfaisants. Ainsi, dans le bouddhisme par exemple, certaines cloches sont spécialement conçues pour produire les accords du son Om. En effet, répéter le Aum à plusieurs reprises à la bonne tonalité permet d’entrer en connexion avec l’Univers. Le chant associé à un état méditatif profond permet de faire résonner en soi toute la grandeur du Om et donc de l’Univers. Plus on le répète, plus il fait vibrer l’âme et apaise les cœurs. Le Om a cette faculté presque magique de nous faire entrer dans un état de bien-être profond.

Des effets sur le physique…

De fait, les effets du Om sur le physique sont réels. La vibration du Om se répercute sur toute l’ossature de la cage thoracique, ce qui améliore les échanges gazeux. Chanter le Om fait l’effet d’un automassage profond sur les cellules nerveuses et la circulation sanguine. Le « mm » fait vibrer le cerveau et les nerfs crâniens.

… Mais aussi sur le psychologique !

Grâce au bien-être physique, celui ou celle qui prononce le Om ressent alors des effets positifs sur son psychisme : meilleure concentration, meilleure estime de soi-même (car le son vient chasser les mauvaises énergies), plus de joie et de sérénité puisque le chant empêche l’esprit de se perdre.

Comprendre la représentation du signe OM

Maintenant que nous avons vu la symbolique de Om à travers sa prononciation, nous allons nous intéresser à la signification du signe Om. Avant toute chose, il faut savoir que le signe Aum prend différentes formes en fonction des langues et dialectes dans lesquels il est transcrit. Ainsi, même si le signe sanskrit reste le plus connu, on trouve également des représentations de Om sous d’autres formes en Gujarati, Tamoul, Kannada, Malayalam (des langues parlées dans diverses provinces indiennes), mais aussi en Tibétain, en Sinogramme Chinois, en Japonais, en Khmer ou en Thaï.

En sanskrit (le premier sur l’image ci-dessus), le signe Om est composé de 2 signes courbes, d’un demi-cercle et d’un point au-dessus de celui-ci. La courbe sur la gauche ressemble à un « 3 » à l’envers, la courbe sur la droite ressemble à un « 0 » non fermé ou une vague stylisée, reliée au « 3 ».
La représentation du Om est très riche de significations. Voici quelques exemples d’interprétations que l’on peut faire du signe Om :
Sur un plan matériel, terre-à-terre, on peut y voir la représentation des 4 éléments. La terre étant la courbe à gauche, l’eau celle de droite, l’air est représenté par le demi-cercle et le feu par le point.

D’un point de vue plus philosophique et spirituel, le Om est la représentation de la trinité des Dieux (Trimurti) ainsi que des autres trinités qui régissent nos existences.
Le Om peut représenter :

  • la conscience, l’inconscient et le subconscient
  • l’être, l’avoir et le faire
  • l’harmonie, le mouvement et l’inertie
  • le corps, l’âme et l’esprit

Signification du signe et son AUM

1. La signification du A : l’éveil

Le A transparait dans la partie inférieure de la courbe « 3 ». C’est l’état d’éveil, le vaishvanara. C’est l’état dans lequel chaque individu est tourné vers l’extérieur, vers l’Autre. C’est l’état de découverte qui succède à la naissance. C’est aussi la partie consciente de notre psychologie. Elle est liée à notre chakra racine et sacré, c’est le socle de la création, de la vie au premier niveau.

2. La signification du U : le rêve

Le U trouve sa signification dans la partie supérieure du  « 3 ». On lui attribue l’état de rêve (Taijasa), c’est notre subconscient. Il fait le lien entre l’état de sommeil profond et celui d’éveil. Taijasa est le pont qui nous guide de la naissance vers la mort. Ici, l’individu est tourné vers l’intérieur. La vibration du U joue sur les chakras du plexus solaire, du cœur et de la gorge qui sont profondément liés à la capacité de chacun de trouver sa place sur le chemin de la Vie.

3. La signification du M : le sommeil

Enfin, le M, Prajna, est représenté par la courbe de droite. C’est l’état de sommeil profond, l’inconscient psychique. Ici, l’individu est dans le rien. Il n’a ni rêve ni désir, il incarne l’être au plus profond de lui-même, la plus pure version de soi-même. Cette partie de Om est à la fois la fin de quelque chose et le début d’autre chose. C’est à la fois la destruction et la naissance.

4. La signification du point : la conscience suprême

Le point qui surplombe le signe Om représente l’état de conscience suprême. On l’appelle Turiya. C’est le point de concentration ultime, la réalité absolue, mais aussi le silence absolu. Cet état de « rien » qui représente le but ultime pour atteindre l’état de conscience suprême, le Nirvana.

5. La signification du demi-cercle : le voile

Mais comme les choses ne sont jamais si faciles, le demi-cercle, Maya, représente le voile, l’illusion qui nous empêche d’accéder à cet état de conscience absolue. C’est un peu l’égo : celui qui nous protège, parfois contre notre volonté, d’élever notre conscience spirituelle au-delà du réel.

Om est donc le signe qui renferme en lui-même tous les secrets de l’Univers, il incarne la dualité : à travers son signe, nous essayons d’expliquer ce qui ne peut l’être.
Om représente l’abstrait, ce qui nous traverse et nous dépasse. Il représente aussi toute la matière et les énergies, il est à la fois très tangible et complètement évanescent.
Om est le Tout et le Rien.


La Salutation au Soleil


La Salutation au Soleil, “Sūrya namaskāra” en sanskrit, est une séquence de postures (“asanas”) qui active le système endocrinien en stimulant successivement les différents chakras (nœuds d’énergie) pour permettre à l’énergie vitale (“prānā”) de mieux circuler  au travers du corps, entre le ciel et la terre. On la retrouve dans toutes les formes de Yoga d’origine Indienne.
Il existe de nombreuses variantes de la Salutation au Soleil, à vous de choisir celle qui vous convient le mieux.

En pratique

Pendant la Salutation au Soleil, on pratique la respiration complète. La respiration se fait par le nez (bouche détendue mais close). L’idée est de coordonner les mouvements et la respiration: on inspire dans les postures d’ouverture et expire dans celles de fermeture. Les mouvements de la tête et des yeux vont d’avant en arrière à chaque changement de posture.
Un cycle de Salutation au Soleil propose une alternance entre effort (postures Yang) et relâchement (postures Yin).
Plus vos enchaînements seront rapides, plus vous sentirez comme cette séquence est dynamisante.

La Salutation au Soleil se fait prioritairement le matin face au soleil levant (ou à l’est) mais elle peut bien sûr se pratiquer à tout moment de la journée. Commencez par travailler séparément chaque posture, puis les transitions, vous pourrez ensuite enchaîner les 12 mouvements à un rythme fluide en les synchronisant avec votre respiration tout en demeurant concentré et conscient dans chaque mouvement. Et pensez bien à respirez uniquement par le nez !

  1. Inspirez. Debout, pieds joints, bras le long du corps, poids du corps bien réparti. Expirez. Joignez les mains en prière devant votre poitrine.
  2. Inspirez. Levez les bras vers le haut, étirez tout le corps. Poussez le bassin en avant, en contractant les fessiers, poids du corps sur les talons.
  3. Expirez. Penchez le corps en avant, en passant les bras par devant (ou par les côtés, si vous avez mal au dos). Placez les paumes de mains au sol, en ligne avec les pieds. Pliez les genoux, si nécessaire.
  4. Inspirez. Envoyez le pied droit (gauche à la salutation suivante) vers l’arrière. Portez le regard vers l’avant.
  5. Bloquez votre respiration. Envoyez l’autre jambe en arrière. Le poids du corps est réparti sur les mains et sur les orteils. Le corps forme une ligne droite. Ne penchez pas la tête en avant.
  6. Expirez. Posez les genoux, puis la poitrine et le front au sol. Les hanches restent soulevées et les orteils sont retournés. Les coudes sont hauts et rapprochés, les épaules tirées en arrière.
  7. Inspirez. Glissez en avant le bassin au sol, soulevez la tête et le buste. Gardez les jambes serrées, allongez les pieds. Dégagez la poitrine, épaules basses et coudes rapprochés.
  8. Expirez. Retournez les orteils, soulevez le bassin de sorte à former un «V» à l’envers. Poussez les talons vers le sol. Éloignez les épaules de la tête.
  9. Inspirez. Ramenez le pied droit (gauche à la salutation suivante) vers l’avant, entre les mains. Portez le regard vers l’avant.
  10. Expirez. Ramenez l’autre jambe en avant et penchez le corps en avant, à partir du bassin. Placez les paumes de mains au sol, en ligne avec les pieds. Pliez les genoux, si nécessaire.
  11. Inspirez. Levez les bras vers le haut, étirez tout le corps. Poussez le bassin en avant, en contractant les fessiers, poids du corps sur les talons.
  12. Expirez. Mains jointes contre la poitrine.

Puis recommencez de l’autre côté.